samedi 20 novembre 2010

ON SUPPRIME LES CAMPAGNES !

Vrai qu'Édouard m'a encore empêché de dormir. J'ai eu son aumônière, que dis-je, son gésier, sur l'estomac, dès l'instant où je me suis allongée. L'intérêt de la situation, c'est que ça m'a laissé le temps de penser. Et quand Lulu se met à envisager ... Bon, primo, on supprime les campagnes ! Puisque personne n'a encore trouvé le moyen de les rendre propres, et quitte à passer tous mes w.ends la la ville. On arrête les meetings, l'affichage, les passages chez Mireille Dumas, les bus peints à la main, les buffets de Lenôtre (on s'y retrouvera sur Ladurée), les locations de jets privés, les enveloppes plombées aux associations bidons et les invitations de journalistes chez Troisgros.
Une heure à la télé qu'on leur donne, à tous. Pas une minute de plus. Pour déballer leur marchandise. Avec un coup de projo sur mémère et sur le clébard préféré. Des fois qu'on risquerait de porter Brigitte Fontaine et un pitbull à l'Élysée. Y a que Bayrou qu'on dispenserait : lui, il viendrait avec sa purge. La de Sarnez, vous connaissez, non ? La grâce d'un piquet, le dentier d'une lotte !
Une heure de télé et sans béquille. Sans Pujadas, sans Ferrari (finies les voitures de fonction), sans Marianne Chazal et sans le ravi de Canal + que j'aurais renvoyé au PSG.
Mais là où la chose se corse (je ne couperais pas tout de suite avec la mafia, bien entendu) c'est que j'aurais organisé préalablement un casting. Oui, un casting. Pour désigner ceux qui seront dignes de passer à la télé. Devant un jury populaire : une douzaine de français tirés au sort et au hasard, qui poseraient les questions essentielles. Genre justifiez de vos revenus, avez-vous une fille cachée, avez-vous déjà eu des relations avec un loueur de meublé libanais, avez-vous déjà salarié un manifestant CGT, savez-vous où se trouve le Pakistan, trouvez-vous Angela Merkel sexy, plutôt sexy, ou plutôt moche. Ça, c'est pour s'assurer que le gars n'y va pas que pour le chocolat ... y en a tellement qui pensent qu'au cul !
Et là, le casting bouclé, il n'en reste plus que deux ou trois bons pour la télé. Fini, les enfants, de se faire tartir à longueur de soirée avec des Ségolène et des Debré qui, finalement, ne feront pas mieux que ceux qu'ils cherchent à dégommer !
On va pouvoir enfin regarder ''Sex in the City'' sans coupures et en toute tranquilité !

vendredi 19 novembre 2010

LE GOITRE N'ÉTAIT QU'UNE AUMÔNIÈRE

Ça m'a fait mal d'apprendre que Balladur aurait eu une aumônière à la place du goitre. Je ne peux pas le croire. De la part de cet homme si distingué, au point que j'étais persuadée qu'ìl ne faisait caca (bio) que dans des cuvettes en cristal et sans jamais quitter ses gants blancs. Lui qui disait que lire la presse ce n'est pas être informé de l'état de l'opinion mais être informé de l'opinion des journalistes, il me la sort bonne ! Il aurait financé sa campagne avec des rétro-commissions pakistanaises dont personne ne veut surtout plus entendre parler. Pourtant ça doit être énorme, puiqu'on voit ressurgir Millon (le bien-nommé) pour l'occasion. Comme le dit, par déduction, monsieur Alfred Gate, mon voisin, ça doit porter sur des milliards ! Mais là, personne ne moufte. Hariri, le proprio de Chirac, je le comprends : il est mort ! Mais ni le grand Jacques, ni le pote à Carlita, ni le Villepin ne tiennent à en parler. Publiquement. Parce qu'en privé, ça doit barder. D'autant que, si je me souviens bien, c'est l'UMP qui a liquidé les dettes de ''Droite Libérale Chrétienne'', le parti encroumé de Millon (tiens, encore lui) ! Manque plus que Pasqua au milieu, et c'est la mafalda sicilienne, comme dirait mon excellent ami Joaquin Salvador Lavado (allez-allez, un petit tour au dictionnaire ne vous fera pas de mal !). Et vous vous souviendrez, à cet égard, que Millon a quand même pécho 3 mois avec sursis, pour embauche de personnel de maison lorsqu'il était patron de région. Délicat, le gonze !
En tout cas, j'ai fait valser la photo d'Édouard de ma chambre. Pourtant, je le trouvais érotisant le marquis ! Et j'arrête ma coupe à la Villepin que j'ai dit au coiffeur : tu me fais n'importe quoi d'autre, un bol à la Voynet ou un tarmac à la Juppé, mais je ne veux plus qu'on risque de me prendre pour Doumé !
Moi, je vais vous dire, si ça continue comme ça, je vais fonder mon propre parti. Propre, oui ! Sans conservateurs, sans adjuvants, sans colorants et, surtout, sans préservatifs : parce que quand je voudrai sodomiser les copains, je le ferai à sec, sans état d'âme et sans rétro-commission.
Sacré Édouard ! Si j'avais su ce qu'un goitre peut cacher ...

jeudi 18 novembre 2010

WILLIAM, FRANÇOIS, AXEL ET LES AUTRES

Oh, les cons ... je parle des Windsor : ils ont fini par le marier ! William, le propre fils de Diana et d'Oreilles-Externes, le non moins propre beau-fils de la jument de Cornouailles. Fallait bien qu'ils y arrivent ! En plus, au moment même où leur Premier Ministre demande aux anglais de se serrer la ceinture. Je suis persuadée qu'ils l'ont fait intentionnellement : pour que les roastbifs noient leur plan d'austérité dans la fête.
Chapeau les mecs ! Nous, on n'est pas capable. D'abord, chez nous, y a jamais de plan d'austérité. On est riches ! Mais quand on doit économiser, comme c'est le cas, on n'a que Balladur pour noyer notre dépit ... dans la consternation, ou la photo de Marielle de Sarnez pour étouffer notre libido dans la dépression. Je parle pour le Buch, mon mari, évidemment, car moi, c'est Bayrou qui commande à la mienne de libido. Et je suis, du coup, la seule libido sous assistance respiratoire du département. Quand il a parlé, hier, à la télé, le François, on a dû me mettre un coup de défibrilateur vu que, si j'ai bien compris, il était ministre, mais il savait pas ce qui se passait au gouvernement. Pourtant, il a une paire de feuilles, le bougre, à faire pâlir le papa du prince William ! À ce stade là, il faut que je fasse appel aux frères Bogdanov : pour qu'ils m'expliquent si une oreille peut être aveugle à ce point là !
Moi, mes oreilles, elles voient tout. Même qu'elles lisent entre les lignes. Attention, je n'ai pas dit entre deux lignes ... je ne suis pas animatrice télé, moi. Oui, elles voient tout, mes oreilles et mes yeux entendent tout. sauf quand Carlita chante ''Ta Tienne'', parce que, dans ces moments là, je les ferme vu le manque de contenu littéraire de cette scie.
Je les ai fermés aussi pour pas entendre Axel Khan raconter qu'il faut pas faire de la peine aux petits en les notant à l'école. C'est quoi, ce mec ? Pour un parent de l'Aga de la même famille, je pensais qu'il volait plus haut ... en fait, ce doit être lui, Lady Gaga Khan ! Encore un qui veut nous enfoncer un peu plus dans la merde. Depuis le temps qu'on désacralise l'école, manquait plus que ça. Supprimer les notes, c'est tendre une perche supplémentaire aux élèves - et aux parents d'élèves des syndicats subversifs - pour les amener à contester un peu plus l'autorité des maîtres. C'est l'éducation nationale revue par feu Jacques Martin et l'École des Fans ! Et c'est ça qu'on présente comme un grand cerveau français ! Ben, dis-donc, l'a que du Perrier dans le crâne le Khan en question ! Tu fais la même chose aux Jeux Olympiques - pourquoi faire de la peine à nos athlètes - et tout le monde il est médaillé d'or ! Après la pensée unique, vlà la médaille unique ! Vive la France ! Avec Khan à la FIFA, on gagnait le Mondial, nous aussi ... et on n'avait pas besoin de congédier Domenech !

mercredi 17 novembre 2010

HARLEM ET MANHATTAN

Je relève d'un cauchemar : pendant quelques minutes j'ai été Ségolène Royal qui tendait la main aux ex-ministres du gouvernement. Aux recalés du sarkozisme. Je haletais, j'avais la langue qui pendait, les flancs qui battaient et la culotte humide. Oui, mouillée. Comme le jour où je voulais Bayrou. Je crois même que j'ai aboyé. Heureusement que Harlem Désir me tenait en laisse, sinon je me serais donnée.
Ah, oui ! Harlem Désir ! On a oublié son nom véritable et sa condamnation de 1998 pour recel d'abus de biens sociaux. Sous son pseudo, il est secrétaire national du PS. Un homme de confiance, en somme ! Voilà ce qui manque a l'UMP. Un mec honnête, sans masque, qui sonne américain. Mais je vais leur trouver quelque-chose : j'ai un copain qui est d'accord pour s'appeler Manhattan Transfert. C'est déjà un premier point. Sauf que lui, c'est un casier à bouteilles qu'il traîne. Mais on va s'arranger. Il va présenter une demande d'emploi à la CGT et on le fera salarier par une mairie amie, genre pour regarder monter le podium de la fête de l'Humaté. Intermittent du spectacle, en quelque sorte, payé plein pot par le contribuable. Après, on lui monterait une association, genre Touche Pas à Mon Spot, qui ferait la lumière du podium mais pas sur le trou dans la caisse. Et trois mois plus tard, je te fous mon billet s'il a pas pris 18 mois avec sursis et s'il est pas nommé secrétaire général lui aussi.
Seulement, voilà : l'Aboie-Tout-Charente va vouloir le leur prendre. Et elle va recommencer à perdre la boule. À baver. Mais je la comprendrai. Y a pas de raison que Face-de-Maroilles ait un Harlem Désir si elle n'a pas droit, elle, à un Manhattan Transfert. Moi-même, j'ai bien un Victoria's Secret !
Et pour comble de malheur, voilà qu'au moment de me rendormir, j'ai été la Kosciuzko-Morizet. Avec mes échasses Manolo Blahnik, à 1500 dollars la paire, pour traverser la cour pavée du ministère.Non, mais, des fois, il aurait pas pu me prévenir, Borloo, qu'il avait pas pu faire placer un lino ! J'aurais sorti mes baskets !
Quant à Michèle et Roselyne. entre nous, ras le bol des fichus qu'elles traînent sur l'épaule droite. Dans mon rêve je les ai prises pour Djamel Debbouze. Allez savoir pourquoi !

mardi 16 novembre 2010

REMEMBREMENT MINISTÉRIEL

Pourquoi remembrement ? Parce qu'on change les membres (pas tous, hélas) du gouvernement. Et parce que remaniement, en l'occurence, ne signifie rien, du moment que les manies restent les mêmes. Les mamies, aussi, d'ailleurs, puisqu'on va devoir s'appuyer encore Roselyne et Michèle - avec son fiancé, en plus, cette fois !
J'ai eu une lueur d'espoir, cependant, quand on a annoncé Mercier à la Justice. Je me suis dit que ce Ministère avait bien de la chance : voilà que Michèle Mercier, la Marquise des Anges, succédait à Guigou et à Dati ! Trois top-models enfilées. Comme qui dirait à la suite. Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Et bien, non, j'ai vu arriver un gros bonhomme qu'a pas l'air de rigoler. Et pas glamour pour un sou. Remarquez que les Sceaux étant ce qu'ils sont ... périlleux, vaut peut-être mieux.
Mais je ne suis pas contente du tout. On a éjecté mes préféré(e)s. Celles et ceux qui pétaient un peu le feu : Borloo, Rama Yade, Fadéla Amara, Christian Estrosi (son jet à 250.000 euros) et Kouchner par exemple. Pour nous refiler des chiraquiens professionnels, en les nommant ministres d'état ... d'establishment, oui ! Oui, je ne suis pas contente du tout, parce que je pensais qu'on en avait fini avec le vieux aux sumos et qu'on allait le baîllonner une fois pour toutes en l'élisant, comme Giscard, à l'Académie Française.
Non, mais ! Vous avez vu ça : le tour de passe-passe de Juppé ? Je serai maire à temps plein qu'il avait dit aux bordelais ! Et vu ce qu'il a maintenant déclaré, on peut ressortir la planche à billets pour payer les voyages en avion entre sa mairie et Villacoublay !
Ça me gonfle tout ça, pour dire vrai. Heureusement que Carla a été reconduite à son poste. Et qu'il n'a pas rappelé Cécilia, pourtant sarkoziste de la première heure. Moi, je vais vous dire, Carla, je la vois à l'Élysée pour un bout de temps encore. Ambitieuse comme elle est, je la vois se pacser avec la grosse Aubry après les prochaines présidentielles. Parce que, c'est sûr, c'est Face de Maroilles qui va gagner. Et je la vois se remarier avec José Bové, aux suivantes. Parce qu'entre temps, les français auront une fois de plus foncé tête baissée dans la merde, sous les applaudissements de la CGT. Et qu'on aura un gardien de chèvres au Château. Remarquez qu'en continuant comme on fait, on ne l'aura pas volé !

mercredi 3 novembre 2010

MADAME BEN DOUCH

Je me suis jetée sur le journal dès que madame Ben Douch, ma voisine, m'a annoncé : ''vous n'avez pas vu ça, vlà que le Raymond Domenech il réclame des dessous, maintenant !''
Je pensais trouver une photo genre Calendrier des Vieux du Stade, vu que je l'ai tout de suite imaginé nous présentant cet endroit de son intimité qu'Abdul-Salam Bilal (Nicolas Anelka, en romain) lui conseillait d'amener en vacances à Cap d'Agde. Aussi ai-je été bien déçue quand j'ai découvert qu'il ne demandait qu'un peu plus de pognon.
Il faut dire que les Ben Douch parlent le français comme le steak parle le tartare : des sous, des suçes, dessus, dessous ... ils conjuguent tout à l'imparfait de l'approximatif, mes voisins. Et il faut dire aussi qu'il y a belle luette (pour ne pas être mauvaise langue) que je sais que ballon rond et pognon ça rime avec flouze et pompe à Sousse, comme disent les tunisiens.
Mais revenons à nos moutons, car si j'ai pris la plume ce matin, ce n'est pas pour vous parler exclusivement du gendre de la Mère Denis. Je voulais vous dire simplement deux mots de moi-même. Quelque-chose comme lever un coin du voile sur l'être humain que je suis. Car je ne suis pas seulement ce pur esprit qu'on imagine. Et j'en veux pour témoin, d'ailleurs, le jeune Ben Douch, qui n'arrête pas de chantonner que je suis bonne, quand, précisément, il stationne un peu trop longtemps sous sa douche. J'aurais pu être Diam's de Poitiers, moi, messieurs-dames, ou la baronne Edmond de Charleroux (qui couchait avec Gaston de Fer), ou la Chartreuse de Parme (qui se tapait Fabrice del Bongo, le fils d'Omar, le gabonais) ! En plus d'être Rigoberta Menchù ! Oui, Rigoberta Menchù.
Vous ne connaissez pas ? Pourtant Chirac lui fait la bise : une petite grosse qui ressemble au mari de Josiane Balasko, la zézé en moins et le Nobel en plus.
Mais, désormais, vous vous en souviendrez. Quand viendra mon tour d'être couronnée et que Balladur dira, avec des larmes dans le goître : c'est elle ... c'est elle que je lisais sans fin, Lulu Plastoc, quand je surveillais le petit Zarkozy aux cabinets ! Toujours un peu constipé ce gosse ...

mardi 2 novembre 2010

CHILI / FRANCE : la gauche fait match nul !

J'aime ça, quand la droite et la gauche se flanquent des coups dans la poire ! Les combats en dix reprises (je dis reprises, parce qu'ils sont toujours cousus de fil blanc) entre la Frou-Frou du Poitou et monsieur Lellouche, genre ''eh ! Ségo, t'en reprendra bien une louche ?''
Remarquez, c'est partout pareil. Tenez, au Chili, par exemple. Je suis copine avec quelques chiliens qui ont fui leur pays lors de la dictature et il m'arrive de suivre leur actualité. De toute façon, si je ne le faisais pas de moi-même, ils publient régulièrement sur Facebook pour rappeler aux autres leur engagement au minimum socialiste quand ce n'est pas davantage.
Ces jours-çi, ils en ont encore une fois contre leur président (de droite) démocratiquement élu il y a quelques-mois à peine, lui reprochant de ne rien faire en faveur de la minorité autochtone Mapuche en n'abrogeant pas, si j'ai bien compris, une loi antiterrorisme datant du sinistre général Pinochet.
Je voudrais bien sympathiser, mais il faudrait d'abord qu'ils m'expliquent pourquoi les Présidents qu'ils ont entretemps soutenus et révérés, en plus de 15 ans n'ont rien fait !
Monsieur Aylwin (candidat de La Concertation - oui, La Concertation !), Monsieur Frei (et ses amis Marco Enriquez-Ominami et Delfina Guzmàn), Monsieur Lagos (ambassadeur sous Allende) et la divine socialiste Michelle Bachelet, n'ont pas bougé d'une semelle !
Je ne fais que constater. Constater que la gauche chilienne s'est bien moquée des Mapuches tant qu'elle a gouverné et qu'elle vient aujourd'hui donner des leçons au Président Pinera (excusez l'absence de tilde sur mon ''n'', mais je n'ai qu'un clavier français) comme si elle était blanche comme neige.
Ça me rappelle vachement le comportement traditionnel des socialistes et des syndicats de gauche français qui, chacun pourra le vérifier, ne toucheront jamais, à l'avenir, à la loi sur les retraites ! Combien vous pariez ?
En plus, j'ai cru comprendre, à l'occasion d'autres publications et commentaires de mes amis chiliens, lors de l'élection de la nouvelle présidente du Brésil, que la France ferait partie des nations attardées qui n'ont pas encore porté une femme à leur tête. Ben, quand je vois que même madame Bachelet a laissé les Mapuches dans leur merde, je me dis qu'il est encore temps d'être gouverné par des mecs et jusque par Jean-Louis Debré s'il le fallait !